Un atelier sous régional de préparation de la jeunesse
aux mécanismes de négociation sur le climat est organisé ce jour à
l’hôtel Serena d’Akwa nord à Douala au Cameroun par l’association
Jeunesse Verte du Cameroun.
La nécessaire compréhension des concepts de base liés aux changements
climatiques est un préalable à une participation efficace et efficient
de la jeunesse à la conférence des nations unies sur le changement
climatique prévue du 03 au 14 Décembre prochain à Katowice en Pologne.
Comme le mentionne Dieudonné Mbogning représentant du Ministère de
l’environnement de la protection de nature et du développement durable
« la COP CHEZ NOUS est une occasion idoine pour rapprocher les acteurs
des points ou des thématiques importantes qui seront abordés à ce
rendez-vous environnemental mondial qu’est la conférence des parties »
C’est à cet exercice que de nombreux jeunes venus des dix régions du
Cameroun et des pays de la sous régions du bassin du Congo s’attellent
depuis ce matin à l’hôtel Serena d’Akwa nord de Douala au Cameroun.
Pendant deux jours et sous la conduite d’experts nationaux, les 30
Jeunes camerounais auquel il faut associer les 08 représentants des pays
du bassin du Congo vont explorer les différentes facettes des sciences
climatiques.
Déjà, ils ont eu droit ce matin à une introduction générale. Philippe
Missi Missi, ingénieur d’étude à la direction de la conservation et de
la gestion des ressources naturelles (DCGR) et cadre d’appui la
sous-direction du monitoring écologique et du suivi du climat au
ministère camerounais de l’environnement de la protection de la nature
et du développement durable plante le décor. Il aborde les notions de
changement climatique, de REDD+, d’atténuation, d’adaptation, de
gouvernance climatique, de justice climatique, de responsabilité commune
mais différenciée, de transfert de technologie, de Contribution
déterminée au niveau National et bien d’autres.
L’objectif étant de baliser le terrain, et d’assurer une
communication parfaite pour la suite des échanges. Par la suite, Marie
Tamoifo fera une restitution de la COP21, COP 22, COP 23. Situant à
chaque étape les différents engagements et la nécessaire compréhension
des enjeux.
La suite sera encore plus intéressante, Pierre Chekem de l’ong
Partenership management and support programme dans un exposé magistral
et exaltant relève un certain nombre d’incongruité dans les négociations
internationales. Les spécificités de celle-ci demandent dès lors une
bonne connaissance de la scène et des acteurs en présence. Le
vocabulaire, des subtilités de langage, une parfaite maîtrise des
enjeux et de nos priorités constituent selon lui des atouts qu’il faut
avoir. Une bonne dose de pragmatisme participerait véritablement à
l’affirmation de la place du bassin du Congo comme poumon principal de
la planète.
Pour Pierre CHEKEM « L’importance de nos ressources naturelles ne
ressort pas assez lors des débats, l’Europe et les partenaires parlent
trop de ce qu’ils donnent mais ne mesure pas assez ou sinon très peu
de ce qu’ils reçoivent de nos forêts ».Les jeunes doivent dès lors se
saisir des pièges du marché notamment celui du marché carbone « le
marché des autres n’est pas le nôtre » soutient Pierre CHEKEM
Pour Marie Tamoifo, présidente de l’AJVC, organisation qui porte ce
projet « Il est clair de nos jours que la réussite de la lutte contre
les changements climatiques ne pourra se faire que dans une approche
participative où les enfants, les jeunes, les femmes, les populations
locales et autochtones auront leur rôle à jouer. » faudrait-il le
rappeler, les jeunes disposent d’un cadre d’échange lors de la
conférence des parties, Youngo est l’entité désignée à cet effet. Aussi,
chaque année en prélude de la COP les jeunes se retrouvent pour
formuler des attentes et propositions.
Cette préparation s’inscrit dans une dynamique d’efficacité pour une
participation efficiente lors des négociations à venir. Les savoirs
acquis durant cette rencontre constituent des lors des « armes » pour
une actions futurs pertinentes et perspicaces. En attendant la fin de
ce processus, à l’issu duquel ils seront fait ambassadeur du climat, on
ne peut que leur souhaiter bon vent.